Chef du bonheur, nouveau métier

happinessJe termine chaque formation sur les risques psychosociaux (RPS) que j’anime par le bonheur ou bien-être au travail. En effet, réglementairement, prévenir les RPS consiste à déterminer ce qui ne va pas, et à mettre en place des mesures pour réduire les sources de travail pathogène (prévention primaire) ou aider les salariés à y faire face (prévention secondaire). Il s’agit conjointement d’éviter la dégradation de la santé de l’individu et la dégradation de l’organisation du travail (absentéisme, conflits, diminution de la productivité ou de la qualité …).  L’approche par le bonheur ou bien-être est complémentaire, voire même peut suppléer à l’approche négative. En effet, elle consiste à promouvoir la santé mentale de l’individu et de la performance globale de l’entreprise. Autrement dit, elle vise à mettre en place les conditions de travail qui allient bonheur et performance, soit augmenter les sources ou situations de travail bénéfiques. Les participants à la formation comprennent vite, car cela les relie à un bon sens humain. Ils se demandent alors « mais pourquoi on n’a pas mis ça en place dans nos organisations ? ». Certaines le font, elles mettent déjà en place directement des politiques d’amélioration du bien-être ou de la qualité de vie au travail, et d’autres vont jusqu’à communiquer officiellement sur ce sujet en nommant des « chefs de bonheur » garant de cette démarche. Un exemple dans cet article.