Bonheur, bien-être, qualité de vie … au travail ?

sensJe suis intervenue il y a quelque temps auprès d’une équipe, et un des membres ne voulait pas entendre parler du bonheur dans la cadre du travail. Bien-être, à la rigueur. Il dénonçait même l’utilisation du mot « bonheur ». Comme j’ai plaint cette personne ! Nier et même dénoncer l’utilisation du bonheur au travail, c’est déshumaniser le travail et considérer que l’nous sommes des robots … Le bonheur, comme je l’explique dans mon livre, (et plus encore dans le prochain), est un processus motivationnel qui contribue à gérer nos ressources (dont les compétences ou nos ressources psychiques par exemple). Il est lié à nos émotions, qui elles-mêmes sont de précieux indicateurs pour nous indiquer le chemin de ce qui est bon pour nous. Les émotions sont aussi des opérateurs d’engagement vers les autres. Bref, tout ce que l’on a pas encore réussi à créer chez les robots. La célèbre scientifique Sonja Lyubomirsky indique que la plupart de nos croyances sur le bonheur sont erronées … le tabou judéo-chrétien fait encore des ravages (il faut souffrir au travail …), ainsi que l’ancienne lutte communiste d’après guerre (le bonheur c’est la lutte), comme le souligne Rémy Pawin, auteur d’un doctorat puis d’un livre sur l’histoire du bonheur en France. De plus, au niveau scientifique, bonheur et bien-être sont souvent synonymes, puis la notion de bonheur est conceptualisée par le bien-être subjectif et le bien-être psychologique. Dans le modèle que j’ai mis en évidence lors de mes recherches scientifiques, être heureux signifie tout simplement que nous disposons des ressources suffisantes pour mener à bien nos actions dans l’environnement dans lequel nous sommes, et que nous avons l’énergie nécessaire pour poursuivre nos buts … Comprenez-vous ainsi l’absurdité des personnes qui rejettent le bonheur au travail ? Autoflagellation ? J’ai reçu les félicitations du jury pour ma thèse expertisée par de grands scientifiques, avec un jury de 6 personnes de France et du Québec. Citons entre autre celles de Jean-Pierre Boutinet, professeur émérite à l’université catholique de l’ouest, auteur de multiples ouvrages sur la formation des adultes, de Charles Martin Krumm, président de l’association française de psychologie positive, coordinateur d’un ouvrage sur la psychologie positive en contexte professionnel, et les éloges particulières de Lucie Mandeville, considérée comme l’experte en psychologie positive du Québec, auteur de plusieurs livres sur le bonheur, et qui elle-même dispense des formations sur le bonheur. Sans compter mes 2 directeurs de thèse qui ont encouragé et souligné la grande valeur ajoutée de mes travaux, l’un en France, l’autre au Québec. Puisse cet article contribuer à lever les croyances irrationnelles sur le sujet et encourager ceux qui y contribuent déjà à continuer diffuser le bonheur au travail, pour que la caricature jointe à cet article (issue du livre bonheur et travail) ne devienne pas réalité !

Une réflexion sur “Bonheur, bien-être, qualité de vie … au travail ?

  1. Milna

    Je trouve le sujet très instructif, merci pour tous ces éléments. Comme le dit le vielle adage « Le bien-être est la loi des corps, mais l’ordre est la loi des esprits ». Bonne continuation !